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La diapositive du Petit-Rechain

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La diapositive du Petit-Rechain

Message par Thierry le Sam 23 Jan - 14:14

Il s'agit de la première partie d'un dossier publié par la revue UFOmania quelques mois après l'annonce de Patrick Maréchal en juillet 1991. La seconde partie, résultant d'une rencontre avec Patrick Ferryn, viendra bientôt s'ajouter à celle-ci.

***

La photographie de l'O.V.N.I. du Petit-Rechain ou quand la réalité dérange...


Le 4 avril 1990 à Petit-Rechain (Belgique), en plein milieu de la vague belge, une photographie insolite retient l'attention. On y voit un objet volant non identifié, de forme triangulaire, avec une lumière sous chaque angle et une autre en son centre. La photo est floue, mais on y distingue sans nul doute ce qui va être pendant vingt ans considéré comme un authentique engin volant non identifié.

Des analyses sont faites, par la S.O.B.E.P.S., par des scientifiques tel que M. Auguste Meessen, par M. François Louange, rien ne vient remettre en doute l'authenticité du cliché. La photographie devient une référence. Des centaines d'ufologues la prennent en exemple pour démontrer l'existence du phénomène O.V.N.I., à commencer par l'auteur de ces lignes. On la trouve sur les sites internets, dans les livres, sur leur couverture même.

Et voilà que fin juillet 2011, le 26, on apprend qu'il ne s'agirait que d'un canular. Un homme, M. Patrick M., s'exprime à la télévision belge et lève le mystère. L'information est reprise par de nombreux médias télévisés et ecrits. Les ufologues hésitent entre colère et déception, remettent parfois en doute ce nouveau témoignage. Ceux qui avaient enquêté à l'époque sur cette image se remettent au travail à l'image de M. Meessen qui repart rencontrer le témoin, s'entretient longuement avec lui et envisage cette nouvelle piste, cherche un moyen de la faire correspondre aux analyses, revoit ses conclusions. Les médias, trop souvent frileux lorsqu'il s'agit de parler des cas qui restent non identifiés, suivent l'affaire de très près – trop? -, jusqu'en France même où les principales chaînes de télévision et de radio reprennent l'histoire.

Nous, à OVNI-Languedoc, nous regardions tout ça de loin. Après-tout, la Belgique, ce n'est pas la porte à côté! Aucun de nous n'avait travaillé sur ce dossier à l'époque, surtout pas moi qui habitais alors en Espagne ni même Bruno Bousquet qui avait suivi toute l'affaire depuis son domicile héraultais. Mais, alors que nous ne nous intéressions à ce dossier qu'à distance, nous avons eu la chance d'entrer en contact avec le principal protagoniste de cette affaire, M. Patrick M.

Voici M. Patrick M. photographié le 2 août 2011.

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Nos discussions nous ont amené à lui poser quelques questions auxquelles il a fort gentillement accepté de répondre. Le jeune homme de vingt ans qui s'est laissé embarqué dans une histoire amusante a bien changé. Nous retranscrivons ici la substantifique moelle de nos échanges:

Question d'OVNI-Languedoc: Pourquoi avoir tant tardé avant de révéler la vérité?

Réponse de M. Patrick M.: Au début, je ne me suis pas occupé de la photo, j'ai juste regardé ce qui se passait quand on en parlait. J'ai bien évidemment eu plusieurs fois l'envie de tout dire puis, ce sont ces derniers jours, en relisant des articles sur le net, que je me suis dit qu'il était grand temps de dévoiler la vérité.

Q: Qui avez-vous contacté pour révéler la vérité sur la photo du Petit Rechain et comment vous êtes-vous retrouvé devant les caméras de la télévision?

R: J'ai contacté RTL. Je voulais juste leur expliquer comment et pourquoi j'avais fait la photo, sans prendre parti, mais garder l'anonymat cela ne se fait pas donc j'ai accepté qu'ils me montrent sans toutefois dire mon nom de famille ni mon adresse.

Q: La révélation de la manière dont a été obtenue cette photographie a provoqué une énorme déception chez les ufologues parmi lesquels beaucoup la considéraient comme authentique. Aviez-vous envisagé ce type de réaction?

R: Non, je n'ai jamais voulu décevoir qui que ce soit et je m'en excuse. Et surtout pas la S.O.B.E.P.S. qui a fait beaucoup de travail, pas sur ma photo mais dans toute la Belgique. Cette photo n'est rien à côté de tous les témoignages recueillis à cette époque. Moi, j'ai juste mis une image sur ce que des milliers de personnes avaient vu et auprès d'eux je m'en excuse. Eux ont eu la chance de voir et moi j'ai profité de ce qu'ils ont vu. Cela ne remet sûrement pas en cause la vague belge. Elle est là et le restera. Mille excuses à la S.O.B.E.P.S. Et tout particulièrement à Patrick Ferryn, Michel Bougard, Lucien Clerebaut, Auguste Meessen et au monde entier.

Q: Qu'est devenue la maquette?

R: Je l'ai détruite très peu de temps après.

Q: J'ai dû chercher ce qu'était la frigolite. Vous avez aussi utilisé trois ampoules. Comment avez-vous réalisé la photographie? La maquette était-elle accrochée à un fil?

R: En fait, il y avait quatre ampoules. J'ai découpé la maquette dans de la frigolite, d'une longueur approximative de 60 ou 70 centimètres sur la grande base, je l'ai peinte avec une bombe de couleur bleue métalisée qui me restait. La couleur faisait fondre la frigolite, ce qui a donné une multitude de bosses. J'ai mis des ampoules de lampe de poche, celle du milieu, je l'ai peinte au marqueur indélébile rouge, le tout raccordé à une pile de 9 volts. J'ai accroché la maquette dans le jardin à une hauteur de 2 mètres du sol, plus ou moins. Plusieurs fils ont été nécessaires pour la mettre en position voulue. J'ai mis mon apparail sur pied et en faisant attention de ne rien avoir dans le champ de vision j'ai pris les photos à des heures différentes, en fait, des diapositives. Après développement, j'en ai choisi une qui me semblait bien.

Q: Vous venez de rencontrer M. Auguste Meessen. Il s'est posé des questions auxquelles vous n'avez pas pu répondre, par exemple, pourquoi quatre lumières sont visibles alors que vous n'avez utilisé que trois ampoules ou encore les raisons qui font que la couleur varie alors que les ampoules étaient identiques. Cela vous paraît-il étrange?

R: J'ai beaucoup parlé avec M. Meessen depuis et il n'a jamais été question de trois ampoules mais quatre, et je lui ai bien dit que je ne peux expliquer ce qui s'est passé. Moi, je ne suis pas un chercheur. Pour l'instant, je lui ai expliqué comment j'avais fait et il a une idée de comment ça a pu se produire et de la raison qui fait que personne n'a su voir que ce n'était qu'une maquette mais on y travaille toujours.

Q: Comment s'est passée votre rencontre avec la C.O.B.E.P.S.?

R: Quand à l'époque cela a dépassé toute espérance et que je ne pouvais avouer le mensonge, j'ai juste dit une invention, la plus courte possible sans trop de détails.

Q: Connaissez-vous quelqu'un d'autre qui pourrait appuyer votre témoignage?

R: Oui, M. Meessen ne me croit pas vraiment. J'avais mis à l'époque un collègue de l'usine dans la confidence et lui avais tout montré. Je lui ai donné son nom et le lieu où il vivait à l'époque vu que je n'ai plus de contacts avec lui depuis plus ou moins quinze ans. Il l'a retrouvé et il a bien confirmé que j'avais fait une maquette ainsi que tout ce que je disais.

Q: Une autre maquette va-t-elle être reconstruite? Dans quel but?

R: M. Meessen m'a dit que ce n'était plus la peine mais vu que je l'ai promis, oui je vais le refaire et essayer de voir ce que ça donne. Il est toutefois bien évident que cela ne redonnera jamais exactement la même chose que ce que cela a donné la première fois sans le vouloir.

Q: Avez-vous gagné de l'argent avec cette histoire?

R: Non, je n'ai jamais touché quoique ce soit à cette époque ni maintenant. Il y a sûrement le photographe de l'époque, M. Mosay, à qui j'avais prêté la diapo qui, lui, a peut-être touché quelque chose mais moi non. Hormis l'échange de mon appareil photo que l'on m'avait demandé de prêter pour analyse et que, pas mal de temps après, quand j'ai voulu le récupérer, on m'a proposé d'échanger contre un autre qui était un peu mieux. J'ai accepté. Sur ce, par simple curiosité, j'aimerais bien savoir si quelqu'un a touché de l'argent avec ma photo et combien.

Q: Votre vie a-t-elle été changée par votre révélation?

R: Non, sûrement pas. Il n'y a pas de raison.

Q: Que pensez-vous du phénomène OVNI?

R: Je crois aux ovnis, enfin, je crois que si nous sommes là, il n'y a pas de raison pour qu'il n'y ait pas une autre planète habitée. De là à dire s'ils seraient capables de venir jusqu'ici... Si cela se trouve, ils sont bien moins évolués que nous, allez savoir.

A OVNI-Languedoc, comme ailleurs, nous avons été très déçus d'apprendre que cette photographie avait pour origine une farce de jeune homme. Toutefois, elle ne remet pas en cause, comme le dit d'ailleurs M. Patrick M., l'ensemble de la vague belge. Des centaines, des milliers de témoins, dont des pilotes, militaires ou civils, ou encore des gendarmes, ont observé à cette époque des phénomènes inexpliqués.

Il ne s'agit finalement que d'un cas parmi d'autres et, comme nous avons l'habitude de le faire lorsque un dossier reste non élucidé comme ce fut le cas lors des observations de 2006 au-dessus de Montpellier, nous transmettons l'information lorsque un autre trouve son épilogue, aussi décevant puisse-t-il être pour certains. L'ufologie dispose encore de bien des arguments pour justifier de son existence.

Thierry Gaulin, le 2 août 2011.
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La suite...

Message par Thierry le Sam 19 Mar - 20:27

Rencontre avec Patrick Ferryn.

     Moins de deux semaines après que Patrick M. ait répondu au questionnaire d'OVNI-Languedoc concernant l'affaire du canular photographique de Petit-Rechain, nous allons tenter d'apporter au lecteur un complément d'information grâce à un grand Monsieur de l'ufologie belge.

Un Belge dans le Gard.

       Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous apprenions début août que le Président du CoBEPS était en vacances dans le Gard et que cette nouvelle était confirmée par Gérard Grêde, un membre du groupe de pilotage du Comité avec qui nous étions en contact pour d'autres raisons. Fort aimablement, il nous communiquait un numéro de téléphone où joindre Patrick Ferryn et un rendez-vous fut pris pour le mardi 9 août 2011.
Une place ombragée, un café, M. Ferryn allait consacrer près de quatre heures à nous parler de l'histoire de l'une des plus célèbres associations ufologiques. De 1971 à 2011, un passionnant voyage dans le temps de quatre décennies s'annonçait.

Quand la SOBEPS faisait l'histoire.
     En 1970, Patrick Ferryn s'intéresse déjà aux soucoupes volantes, comme il était alors coutume d'appeler les phénomènes aérospatiaux non identifiés. Il lit Lumières dans la Nuit, Flying Saucer Revue, réunit des documents et réalise de petites causeries devant un public réduit.
En 1956, un enseignant, Jean-Gérard Dohmen, véritable pionnier de l'ufologie belge, avait créé le « Groupe D ». Après sa mort, M. Ferryn a l'occasion d'aider ses fils à terminer le livre de leur père qui fut publié à titre posthume en 1972 sous le titre de « A identifier et le cas Adamski. Que penser des soucoupes volantes? ». Regorgeant de cas des années 1950 à 1970, cet ouvrage rare est aujourd'hui introuvable. Entre-temps, suite à un article de journal, Lucien Clerebaut contacte Patrick Ferryn un soir de 1970. A 21h30 passées, Lucien Clerebaut vient de lancer l'idée de créer un groupement structuré, avec des statuts, capable de travailler efficacement sur des dossiers ufologiques. De deux au départ, le nombre d'adhérents va vite augmenter, les conférences s'enchaîner. Parmi les premiers à avoir rejoint le groupe, citons par exemple Jean-Luc Vertongen et Michel Bougard.
     Devenue une « grosse machine », la SOBEPS se dote d'une revue, « Inforespace » qui a jusqu'à 1800 abonnés. En parallèle, afin d'éviter le mélange des genres, une deuxième revue est créée en 1973, « Kadath ». Prise en charge par Patrick Ferryn, qui dans le même temps réduit son temps de travail pour la SOBEPS, « Kadath » se consacre au réalisme fantastique en archéologie et à l'étude des grands et petits mystères de notre planète tels que l'énigme du Sphinx, les tracés de Nazca... La séparation, d'abord de fait, se concrétise et les deux entités fonctionnent de façon autonome à la façon de deux associations de type loi 1901. Mais c'était sans compter sur la vague belge... En 1989, Patrick Ferryn rempile à la SOBEPS: il est à nouveau temps de mener des enquêtes sur le terrain.
     L'extrême médiatisation de la vague belge attire beaucoup de nouveaux membres. Les gens veulent participer. Cependant, le travail est souvent astreignant et nombreux sont ceux qui, découragés, abandonnent.
     Viennent ensuite les années 1994-1995, plus calmes. Un grand creux après la vague belge. Une immense lassitude s'installe à la SOBEPS. Les membres actifs sont de moins en moins nombreux, le retard dans le travail s'accumule. Pour Patrick Ferryn s'ajoute une déception de taille: tant de matériel a été réuni, mis à la disposition de chercheurs autrement plus compétents que la majorité des membres de la SOBEPS (« une bande de boy-scoots » aime à dire Patrick Ferryn), et qu'en ont-ils fait? Rien. Excepté quelques trop rares scientifiques comme Auguste Meessen ou Léon Brenig, le monde de la recherche s'en est désintéressé et les promesses sont restées lettres mortes.
     « Inforespace » souffre aussi de la baisse de motivation. Les bons articles sont de plus en plus rares, les abonnés moins nombreux. Il est temps de fermer et de passer à autre chose. Le groupe avait fait ce qu'il avait pu. Le 31 décembre 2007, la SOBEPS vit son dernier jour.

Le CoBEPS ou le temps du renouveau.
     Alors que la SOBEPS s'apprête à fermer, Franck Istasse, qui assure avec Bruno Clément la production d'un magazine d'investigation à la télévision belge, « Questions à la Une », contacte Lucien Clerebaut puis Patrick Ferryn. Il a dans l'idée de consacrer un magazine à la vague belge vingt ans après. Démontrant une grande connaissance du sujet, il finit par convaincre M. Ferryn de s'impliquer. Le projet se réalise, des témoins sont rencontrés et interviewés, les spécialistes donnent leur avis, on tente d'expliquer. En particulier, la théorie du plus léger que l'air est explorée. On fait même venir des Etats-Unis une « saucisse volante » que l'on maquille afin de ressembler aux descriptions des témoins, on tente de piéger un Gendarme sur les lieux mêmes où il avait à l'époque observé un triangle, peine perdue. Tout ce que les journalistes obtiennent, c'est un Gendarme hilare...
     L'émission de la RTBF connaît un grand succès d'audience et la chaîne reçoit les appels de nombreux nouveaux témoins qui n'avaient pas osé se manifester jusque là et certains de ces témoignages vont s'avérer particulièrement intéressants. Cela ravive la flamme en Patrick Ferryn qui, avec Léon Brenig puis quelques autres va reprendre la collier et continuer les enquêtes.
Le CoBEPS – Comité belge d'étude des phénomènes spatiaux - est constitué, une association de fait qui rassemble une quinzaine de membres sous la présidence de Patrick Ferryn. Son fonctionnement est régit par un règlement intérieur et une cotisation est demandée aux membres: 10 euros pour les étudiants, demandeurs d'emplois... 20 euros pour les autres. Les cinq ou six membres les plus actifs constituent à l'exemple de Gérard Grêde un groupe de pilotage dont le travail est surtout constitué d'enquêtes suivies de la rédaction de rapports d'enquête. Sans délaisser les observations récentes, un effort tout particulier est porté au travail sur celles du 29 novembre 1989. La CoBEPS devrait d'ailleurs publier un rapport sur un nouveau cas considéré comme très important dans les mois qui viennent.

La photographie de Petit-Rechain.


La SOBEPS entend parler pour la première fois de la photographie de Petit-Rechain grâce à Dominique Dumoulin, reporter à RTL. Patrick Ferryn ayant reçu une formation de photographe, c'est tout naturellement lui qu'elle charge d'enquêter. Guy Bleser est son équipier.
Le binôme rencontre Patrick M. et, dès le départ, favorise l'hypothèse du trucage. Patrick Ferryn construit une maquette, la suspend, prend plus de 70 photographies, faisant bouger la maquette, puis l'appareil photo également, testant toutes sortes de techniques sans jamais arriver à reproduire convenablement le « bougé » des lumières de la diapositive originale. D'autres, comme Wim Van Utrecht en 1992, tenteront la même expérience avec le même résultat.
Les enquêteurs font alors appel à des experts. Ils consultent un physicien spécialisé en optique, un physicien nucléaire (Marc Acheroy de l'Ecole Royale Militaire, spécialisé dans le traitement de l'image à des fins militaires), François Louange (Fleximage), etc. Aucun ne trouve de preuve de trucage. L'image fixée sur la diapositive reste mystérieuse. Jusqu'à un scientifique de la NASA, Richard Foster Haines qui s'y « casse les dents » en 1992-1993.
L'enquête porte également sur l'auteur déclaré de la prise de vue. Patrick M. reçoit la visite des enquêteurs à plusieurs reprises. Le récit du témoin est cohérent et, comme la diapositive semble inattaquable...
En mai 1995, 15 personnes sont réunies dans le cadre de l'Ecole Royale Militaire afin de faire le point sur le dossier: le général de Brower, François Louange, Jean-Pierre Pharabod et bien sûr Patrick Ferryn sont là. On n'approche pourtant pas de la solution. Pourtant, même les scénarios les plus improbales ont été envisagés tôt ou tard. Ainsi et à titre d'exemple, plus d'un s'est demandé si l'auteur véritable de la photographie n'aurait pas été Guy Mossay alors que Patrick M. n'aurait joué que les intermédiaires.
En 2002, le professeur André Marion de l'Institut d'Optique de la Cité universitaire d'Orsay valide les conclusions d'Acheroy et met en évidence un élément supplémentaire, un mouvement tourbillonnaire qui ne serait pas incompatible avec la théorie d'une propulsion utilisant la magnéto-hydro-dynamique.
Et pourtant, la nouvelle tombe fin juillet: la photo de Petit-Rechain n'était qu'un canular. Les déclarations de Patrick M. vont faire le tour de la « planète Ufologie » en quelques heures. Il accorde des interviews aux médias belges (RTBF...), français (France Dimanche...) et même à une petite association ufologique française (OVNI-Languedoc) où il déclare n'avoir jamais touché d'argent grâce à sa diapositive.
La version de Guy Mossay, photographe professionnel et correspondant de l'agence de presse Belga, est toute autre. Outre qu'il se déclare « frustré » suite à la découverte qu'il ne s'agissait que d'une maquette, le droit à l'image aurait bel et bien été vendue par Patrick M. Alors, qu'en dit le CoBEPS?
Patrick Ferryn et Lucien Clerebaut joint au téléphone, se souviennent de toute l'histoire.
C'est un ami de Patrick M. qui connaissait M. Mossay qui les a mis en contact. Si l'auteur du canular n'a effectivement jamais touché de droits à l'image par la suite, Patrick ferryn se rappelle que Patrick M. aurait reçu 10 000 francs belges, soit environ 250 euros alors que la diapositive elle même été confiée en prêt à la SOBEPS.
Après que le professeur Acheroy puis François Louange aient expertisé la diapositive, alors qu'elle apparaissait plus authentique que jamais, la SOBEPS a voulu racheter une partie des droits à Guy Mossay. Les frais engagés pour enquêter étaient importants (matériel, expertises...) et la SOBEPS avait besoin de tout l'argent disponible. Elle a donc versé 30 000 francs belges (750 euros) afin d'acquérir 30% des droits. A partir de ce moment, l'argent rapporté par la photographie de Patrick M. s'est réparti comme suit:
20% à la SOFAM chargée de la protection des dits droits
30% des 80% restants à la SOBEPS
70% des 80% à Guy Mossay.
Difficile pourtant de connaître le montant exact de ce que la SOFAM a reversé sur le compte de la SOBEPS sans en éplucher le détail. De mémoire, M. Clerebaut estime qu'entre 1000 et 3000 euros ont pu ainsi être récupérés jusqu'à la fin des années 1990 et réinvestis dans les enquêtes.
Les deux ouvrages publiés par l'association, édités par elle, « Vague d'OVNI sur la Belgique » (tomes 1 et 2) ont bien plus rapporté. Rien que le premier tome s'est vendu à plus de 20 000 exemplaires à un prix de 26,25 euros (1050 francs belges)... Selon Lucien Clerebaut, ce sont eux qui ont permis à la SOBEPS de continuer à travailler pendant vingt ans après la vague belge.

La vague belge: du solide.
Patrick Ferryn ne connaît pas la nature du phénomène ovni. Pour ce chercheur, différentes hypothèses sont envisageables et, si elle lui semble la plus attrayante, l'hypothèse extra-terrestre ne viendrait selon lui qu'en dernier dans la liste des probabilités. L'affaire de la diapositive de Petit-rechain n'est qu'une péripétie dans sa quête. Qu'elle soit le produit d'un canular ne remet pas en question la vague belge, même si « l'image emblématique s'écroule », et encore moins le phénomène ovni. Il existe dans les archives de la SOBEPS un grand nombre d'observations inexpliquées bien documentées. Rien que pour le 29 novembre 1989, 150 cas sont recensés dans une région grande comme un mouchoir de poche et les grosses affaires de 1989 sont en cours de réexamen.
La démarche du CoBEPS ne s'arrête d'ailleurs pas là. Toujours dépositaire de la diapositive de Petit-Rechain, Patrick Ferryn va reprendre son bâton de pèlerin dès ses vacances finies, et peut-être même un peu avant s'il veut recueillir de vive voix le témoignage de Guy Mossay, celui-ci ayant choisi de vivre sa retraite dans le Sud de la France, à moins d'une heure de route pour Patrick. Il compte également rencontrer à nouveau Patrick M. dès son retour en Belgique et reprendre le dossier. Sans compter les affaires plus récentes dont certaines seront rendues publiques dans les prochains mois, à l'image de celle du 12 février 2011 où, à Engis, au Sud-Ouest de Liège, un gigantesque triangle a été observé.

Thierry Gaulin,
le 12 août 2011.

Liens utiles:
Le site du CoBEPS: http://www.sobeps.org/fr/accueil.html
Le livre de Jean-Gérard Dohmen en consultation libre: http://ufolibrarykoloborder.blog4ever.com/blog/lesphotos-77783-1948304083.html
La revue « Kadath »: http://www.kadath.be/
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